Lundi 12 novembre 2018
Clignotant rouge

Les réponses d'éditeur s'égrenent au fil des jours qui passent avec parfois des propositions hallucinantes. Le dernier éditeur en date me propose un contrat à compte d'éditeur, yesss ! mais... hé ! il faut bien un mais... je devais payer 1500 € en trois fois, avec remboursement dès le... 500e livre vendu ! À tous les auteurs qui cherchent un éditeur, je rappelle que, selon la SGDL (Société des Gens de Lettres), un auteur ne doit jamais payer quoi que ce soit pour être publié.
Bon, alors j'en suis pour le moment à 15 réponses sur 50 envois de manuscrit... 12 négatives et 3 propositions de contrat, soit en payant, soit en vendant des livres pour le compte de l'éditeur... Attendons donc les autres réponses !

Et pour patienter, je suis plongé dans l'écriture d'un recueil de poésie particulier... Il sera composé de trente sonnets qui, tous, auront été inspiré par une de mes photographies. Une photo/un poème... Le titre du recueil n'est pas encore arrêté, mais pour vous faire une idée et dans l'attente de sa publication, j'ai le plaisir de vous offrir celui-ci avec la photo qui l'accompagne...

Bleu

Bleu silence

J’entrevois le silence, allongé sur la plage
L’infini en abîme, étendue insensée…
Pour ancrer tout là-haut le fil de ma pensée
Pas même un goéland, pas même un nuage

Pourtant, à un moment, de cet azur proviennent
Des mots inattendus qui s’assemblent en silence
Au creux de mon oreille, au fond de ma conscience
Et hasardent des vers où des rimes surviennent

Mais je ne sais pourquoi, mais je ne sais comment
Sont venues ces idées qu’au fond de moi j’entends
Comme une mélodie inconnue, impensable

Serait-ce la muse qui me souffle le vent
D’un étrange parfum et m’attire un instant
Dans le bleu de ses yeux pour m’aimer sur le sable ?

17 octobre 2018

Lundi 28 août 2018

Le temps passe à une de ces vitesses... Pff, presque six mois que j'ai laissé mes dernières news ! Il faut dire que je n'ai pas chômé tout ce temps... Comme je l'ai annoncé sur ma page Facebook, "Tu ne tatoueras point" est sorti le 16 avril, et si ce n'est pas encore fait, vous pouvez le découvrir ici (première et quatrième de couverture, les 20 premières pages à feuilleter, article de presse, interview, commentaires des premiers lecteurs, les liens pour l'acquérir...).
Donc il a fallu s'occuper de la promotion, gérer les salons, les dédicaces, et en même temps, finaliser le prochain roman (eh oui, l'hiver il a bien fallu s'occuper...). Pour ce dernier opus, le manuscrit a été envoyé à 50 maisons d'édition, mais cette fois-ci, je n'ai choisi que des éditeurs qui acceptent la version numérique... Ras-le-bol des exemplaires papier envoyés par la poste et qui sont lus rarement, mais finissent toujours à la poubelle...
Donc 50 éditeurs potentiels susceptibles d'être intéressés par ce roman. Au fait, je ne vous ai pas donné son titre... "Salut, mon pote !". Deux maisons d'édition m'ont déjà répondu et proposé un contrat d'éditeur, mais... car il y a un mais... je devais acheter moi-même au départ 50 livres pour la première ou lancer une souscription auprès des amis pour qu'ils financent eux-mêmes le projet (ça va pas la tête, non !), et en acheter 38 pour la seconde. La première s'appelle "Les éditions Maïa" et la seconde "Les éditions Spinelle". Une amie libraire les a recherchées sur "Electre", la base pour les professionnels... Inconnues au bataillon... Douteux quand même, non ?
Alors maintenant, j'attends les réponses... Je vous tiendrai au courant...
Et pour terminer, cadeau, je vous offre le texte de la quatrième de couverture de "Salut, mon pote !", histoire de vous allécher... Allez, on se retrouve aux prochaines news...

Après le décès et l’enterrement de son père à Verdun, en France, Hector Darbeville, un romancier français se retire pour écrire son dernier roman dans un chalet à Panorama, une station de Colombie britannique dans les montagnes Rocheuses au Canada. Ce chalet lui est prêté par un ami, Pierre Falardeau, président de son fan-club à Montréal. L’aménagement est sommaire, mais l’environnement reste pour Hector une source inépuisable d’inspiration. Parmi les objets hétéroclites du chalet se trouve un ancien téléphone mural non relié à un quelconque réseau, juste une pièce de musée décorative.

Un soir, le téléphone sonne…

Samedi  3 mars 2018

Eh bien, voilà ! Cela fait six mois que j'ai posté mes dernières news, débordant d'enthousiasme et de foi en l'avenir. Avec toutefois un petit bémol : si sur les 32 éditeurs contactés, je n'obtenais que des réponses négatives, je ferais fi de ce revers pour me relancer à corps perdu dans de nouvelles aventures littéraires.

L'heure du bilan a sonné :

- 17 réponses négatives (malgré les qualités indéniables de votre roman, nous ne sommes pas en mesure de le publier, car il ne correspond pas à notre ligne éditoriale...)

- 1 contrat de publication reçu par voie postale à retourner signé en deux exemplaires (avec un chèque de 1200 € de participation aux frais !)

- 1 éditeur intéressé par le manuscrit, prêt à le publier, mais (il y a toujours un mais) il faudrait régler la modique somme de 750 € pour la relecture et les corrections (Ben voyons, mes relecteurs vont être ravis d'apprendre que leur travail est inutile !)

- Et enfin, 13 maisons d'édition qui n'ont même pas pris la peine de répondre.

Il serait donc facile de céder à la morosité et au pessimisme, mais heureusement j'ai la chance en dix ans d'avoir fidélisé des lecteurs qui dopent mon énergie et ma créativité. Je profite de ces news pour les en remercier ici.
Et comme je l'ai annoncé dans les news du 4 septembre, j'ai tourné la page sur cet épisode et me suis tourné vers ma maison d'édition alternative, EDILIVRE, qui, elle au moins, ne demande pas de régler une quelconque participation (si ce n'est 99 € pour ma couverture personnalisée).

Donc, mon dixième roman "Tu ne tatoueras point" est en cours de publication. La sortie est prévue pour mai ou avril. Alors encore un peu de patience...

Et en conclusion, comme je m'y étais aussi engagé vis à vis de moi-même en cas d'échec avec les éditeurs, je me suis relancé dans un onzième roman en passe de finition du premier jet. Mais je vous en parlerai plus tard, car ça, c'est une autre histoire...

Lundi 4 septembre 2017
 

Grand moment d’émotion aujourd’hui : l’envoi des manuscrits de « Tu ne tatoueras point », mon dixième roman, aux éditeurs que j’ai sélectionnés.

Après le retour de ma quatrième relectrice, j’ai retouché une dernière fois le manuscrit. Puis j’ai planché sur le synopsis chapitré. Je l’ai revu, relu, retravaillé, corrigé, encore et encore, afin qu’il donne aux éditeurs une vision globale, synthétique et en même temps suffisamment attrayante pour donner l’envie de lire les trois extraits que j’ai choisis. Eux aussi doivent être alléchants, de manière à inciter à l’ouverture du manuscrit. Pour en arriver là, il faut aussi ficeler une biographie honnête, une bibliographie complète, sans oublier une lettre de présentation.

Avant cela, une dernière idée m’est venue : passer le manuscrit à la moulinette d’Antidote, un logiciel de correction de texte québécois dont je me suis doté il y a déjà six ans. Et si je suis passé par lui une dernière fois, c’était pour tester mes longueurs de phrases et les répétitions éventuelles… Et là… catastrophe ! Plus de 40 phrases trop longues et plus de 800 répétitions ! Oui, oui, vous avez bien lu : 800 répétitions… Alors ni une ni deux, me voilà reparti sur l’ensemble du manuscrit à la recherche de synonymes salvateurs et un retour sur mes constructions de phrases trop longues. Cela m’a pris au moins six jours supplémentaires…

Aujourd’hui, donc, grand moment d’émotion

Envoi de 32 lettres de présentation, 32 synopsis chapitrés, 32 fois trois extraits, 32 biographies, 32 bibliographies et 32 manuscrits dont 22 en version papier et 10 en version numérique !

Ouf !

Après le passage obligé au bureau de poste, à l’émotion succède le doute. Oui, le doute ! Ce doute auquel l’auteur ne peut échapper. Tant que j’ai mon manuscrit avec moi, tout va bien, le bébé est dans mes mains. Je le réchauffe, je le cajole. Mais après l’envoi, terminé ! Il m’échappe ! Il vole de ses propres ailes ! Pour se retrouver entre les mains des comités de lecture des maisons d’édition ! Et là… je ne peux plus rien faire, rien prouver d’autre que ce que j’ai semé au cours de cette année de labeur et d’écriture… Alors le doute s’enracine… Et si c’était mauvais ?… Et si l’histoire ne plaisait pas ?… Et si je ne parvenais pas à travers ce manuscrit à démontrer mes capacités ?… le doute… le doute… le doute…

Alors j’envoie toutes ces questions au diable ! Je vais lire autre chose pour me changer les idées. Lire, enfin ! Tant il était impossible pour moi de m'immerger dans une autre histoire que la mienne, avec d'autres personnages que les miens. Libre ! Intellectuellement, je suis libre !

Au final, je me réconforte comme je peux : bon, allez, si je n’ai aucune réponse positive, mon roman sera de toute façon publié par « Edilivre », la maison d’édition alternative par laquelle je passe depuis mon premier roman. Si elle ne fait aucune promotion des livres qu'elle publie, elle a au moins le mérite de les éditer gratuitement. Mais c'est sûr : mon orgueil en prendra un coup... Alors pour me rassurer, je me dis que je ne m’arrêterai pas là. J’attaquerai mon onzième roman. Et je recommencerai inlassablement le même processus. 

En tout cas, je fais un break. Merci de m’avoir suivi à travers ces news tout au long des étapes du dixième roman. Je croise les doigts dans l'attente d'une réponse positive d’un éditeur… Peut-être dans deux mois, dans quatre mois, dans six mois... Il faut s'armer de patience... Les maisons d’édition reçoivent 300 à 500 manuscrits par mois, et pour certaines, par semaine…

Si un jour, par chance ou par bonheur, le mien sortait du lot, vous retrouveriez à nouveau mes news sur Facebook.

Et ce jour-là, je serai fier de vous l'annoncer…

Allez, on y croit ! À bientôt, avec, je l’espère, de bonnes nouvelles…

Lundi 14 août 2017

Voilà déjà un an que débutaient mes réflexions sur mon dixième roman. Il est temps de vous donner quelques nouvelles sur l’évolution du travail et des perspectives qui s’ouvrent maintenant à moi.

Écrire un roman est un travail de longue haleine, guidé par la passion et l’envie de raconter une bonne histoire. J’ai maintenant une certitude : celle que j’ai écrite s’inscrit dans le roman noir. J’en ai eu confirmation par mes relectrices. Leur feedback est toujours enrichissant et permet de corriger certaines erreurs ou coquilles que je ne vois plus, tant j’ai le nez dans le guidon, tant mes personnages ont pris le pouvoir sur mon esprit. Ils existent avec leur destin qui se confond avec le mien.

Quoi qu’il en soit, quatre relecteurs sur cinq m’ont fait remonter leurs remarques, et j’ai, bien sûr, procédé aux corrections suggérées.

Maintenant, mon travail, au-delà de ces modifications et compte tenu des avis de mes relecteurs, est de rechercher les bonnes maisons d’édition, et parmi elles, celle qui, peut-être, retiendra mon manuscrit. Plus que jamais, le doute s’installe. Aussi, pour être sûr de ne rien regretter par la suite, il faut assurer. Voici maintenant les 10 étapes qui m’attendent.

  1. Trouver des éditeurs (ça, c'est fait. J’en ai 22 qui demandent un manuscrit papier et 11 qui se contentent d’une version numérique par souci écologique)
  2. Peaufiner ma biographie.
  3. Mettre à jour ma bibliographie.
  4. Relire le manuscrit pour lever les derniers doutes sur la compréhension du texte.
  5. Rédiger à l’intention des éditeurs et comités de lecture un synopsis chapitré, c’est-à-dire le plan général résumé, chapitre par chapitre.
  6. Trouver un imprimeur pour le manuscrit qui sera envoyé en 22 exemplaires (pour éviter le coût exorbitant des cartouches d’encre et le temps fastidieux quand on l'imprime soi-même)
  7. Choisir un ou deux extraits caractéristiques du roman
  8. Rédiger une lettre de présentation
  9. Envoyer le tout aux 33 maisons d’édition
  10. Attendre les réponses.

Mais lorsque j’en serai là, je viendrai vous informer de mon état d’esprit et chercher un peu de réconfort dans les mots que je vous écrirai, car l’attente de LA réponse, celle qui va décider de l’avenir du roman, ne fera que commencer, et cela peut durer jusqu'à six mois…

Lundi 3 juillet 2017

Surprise dans ma messagerie hier soir : mon manuscrit est revenu du Brésil ! Je m'attendais à trouver des maracas, des cariocas, des sambas et des bossas... Que nenni ! Juste un tableau de corrections et suggestions avec des remarques pertinentes sur la police, un vocabulaire plus adapté à mes enquêtes, quelques coquilles repérées, des incohérences de narration comme celle d'un de mes personnages bâillonné qui, quelques pages plus loin, trouve la capacité de poser des questions, ou encore à propos des guerres de Vendée qui ont eu lieu en... 1993 au lieu de 1793 !!!
Bon, les erreurs habituelles en somme... Je vous rassure, tout est rectifié et le manuscrit repart dès ce soir auprès que mes quatres incontournables relectrices...

À bientôt pour de nouvelles aventures !

Vendredi 16 juin 2017

Et voilà, la seconde phase est terminée. Relectures et réécritures ont hanté mes jours et mes nuits où j’ai traqué sans cesse la coquille, la faute d’orthographe, de grammaire, de conjugaison (ah ! cette fameuse concordance des temps…), sans compter les tournures de phrases, la chasse aux répétitions, la recherche de synonymes appropriés, la cohérence de la narration…
Et en parlant de cohérence, puisque je suis dans un roman policier, mes enquêtes se devaient de s’appuyer sur la logique et être conformes avec la réalité, correspondre à la nature même des investigations de terrain.
Et pour cela, mon manuscrit est parti au Brésil où une de mes connaissances est installée après plusieurs années au fameux 36 quai des Orfèvres à Paris.
Sa relecture et son œil professionnel sauront dénicher l’anomalie, l’incohérence, le terme inapproprié, qui se seront inévitablement glissés dans mon histoire, et notamment dans les enquêtes menées parallèlement par le SRPJ du Havre et celui de Nancy…
Mais je n’en dis pas plus…
Je reviendrai vers vous lorsque mon manuscrit sera de retour du pays des Cariocas !
Patience ! Ça vient !

Lundi 8 mai 2017

Bonjour les amis,
C'est au Canada où je suis depuis trois jours que je viens de terminer le premier jet de mon dixième roman. Aux cinq mois de préparation ont succédé quatre mois d'écriture ! On va dire que la partie la plus agréable vient de se terminer. Eh oui, ce fut une phase extrêmement plaisante au cours de laquelle mon imagination a turbiné à plein régime, où je me suis laissé embarquer par mes personnages selon une trame que j'avais créée pour eux. Ce fut une étape où j'avais hâte de savoir comment l'histoire que j'avais imaginée allait se terminer, bien que j'eusse depuis longtemps planté les jalons d'un chemin qui conduisait irrémédiablement au mot FIN.
Parce que j'en ai emprunté des sentiers détournés !
Parce que j'en ai franchi des obstacles !
Et j'en ai résolu des énigmes, celles qui permettront aux lecteurs de plonger dans un récit que j'espère haletant, déroutant, excitant...
Je vais dire que cette phase n'a été que du bonheur !
Mais maintenant, un travail plus fastidieux et incontournable m'attend : les relectures, les réécritures, les corrections, les modifications, les interrogations...
Alors puisqu'il est impossible d'y échapper, je vais m'y lancer dès cette semaine, puis, quand l'heure sera venue, je passerai mon manuscrit à mes relecteurs extérieurs.
C'est un acte volontaire et incontournable, car ils ont le regard et le recul que moi, le nez dans le guidon depuis un an, je n'ai plus.
Voilà, je vous devais ces quelques informations. Je reviendrai vers vous lorsque mon travail de réécritures sera terminé, lorsque j'aurai livré mon manuscrit à mes relecteurs extérieurs, dans l'attente anxieuse de leurs premières critiques...
Allez, avant de vous quitter, je vous offre le titre définitif de mon roman pour vous remercier de votre fidélité : « Tu ne tatoueras point ou Les surenchères de la passion »

Au revoir, les amis, et à bientôt !

Calgary Glenmore reservoir
Si vous avez deux secondes, cliquez sur cette photo
pour voir l'endroit où je suis actuellement

Mardi 3 janvier 2017

J'ai l'impression de vous avoir donné rendez-vous hier... C'est fou comme le temps file... 2017 est déjà là... Je vous présenterai mes vœux à la fin de ces dernières nouvelles...
Dernières ? Enfin, le temps que j'écrive mon dixième roman ! Depuis le temps que je vous en parle, il fallait bien que cela arrive un jour. Je suis en préparation depuis le 15 août... Si, si, vérifiez ! Toute la gestation préliminaire est terminée... Il est l'heure d'écrire...
Quel grand moment ! les personnages sont là, ils se bousculent dans mes pensées, ils ne demandent qu'à jaillir dans l'aventure littéraire dont je leur ai dessiné la trame. Alors je vais les rejoindre, ou plutôt les libérer. Leur donner les clefs d'une histoire dont je connais la fin, mais pas forcément encore tous les méandres pour y parvenir. Car comme je vous le disais le 22 août, même si j'ai tracé un plan de vol, les personnages m'inciteront parfois à le modifier. C'est ainsi qu'ensemble, nous parviendrons à destination.
Alors je vous dis au revoir. Je vais m'immerger dans la créativité pure, m'enfermer dans une bulle de silence dont je ne sortirai qu'après la rédaction de la dernière page.
Et là, je ne sais pas quand... À bientôt !

2017
Mes vœux pour 2017
(Cliquez sur l'image)

Mercredi 7 décembre 2016

Eh bien, voilà ! Ce que je vous annonçais le 28 septembre a eu lieu. J'ai été reçu à L'ENSA, l'École Nationale Supérieure d'Art et de design de Nancy le 30 novembre dernier, par le directeur, deux professeurs de graphisme et de design et leurs étudiants. J'ai pu leur poser les questions qui concernent le personnage féminin de mon prochain roman, étudiante dans cette école. Située dans les nouveaux locaux de l'ARTEM (alliance de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, ICN Business School et Mines), j'ai eu des difficultés à la localiser. Mais une fois à l'intérieur, j'ai pu me laisser happer par l'ambiance, me promener à ma guise, interviewer les étudiants, les professeurs.
Le 17 novembre, j'ai eu une rencontre avec le maire de Baccarat, Christain Gex, toujours pour les besoins de mon scénario : une scène se déroule dans les environs de sa municipalité, et il était bien placé pour répondre à mes questions. Il ne me reste plus qu'à prendre contact avec un officier de la police judiciaire pour mettre fin à mes investigations. Ce qui sera fait avant la fin de l'année. Ainsi j'aurai cerné mon propos, mon fil conducteur sera étayé d'une documentation riche et complète. Début janvier, je vous donnerai de mes nouvelles une dernière fois avant de me plonger dans la phase délicieusement euphorique de l'écriture. Alors à dans un mois !

Lundi 21 novembre 2016

Après toutes ces émotions, il était temps de prendre une pause... pour me replonger dans d'autres émotions que j'avais envie de partager avec vous. Moi qui suis amoureux des mots, des belles phrases, de poésie, de littérature, en partant sur Nancy, j'ai écouté le dernier album de mon ami Éric FRASIAK intitulé "Sous mon chapeau"...

Pochettechapeau Je ne me lasse pas de ses mots, de ses jeux de mots (spirituelle/spiritueux dans "Hôtel Richelieu"), de son style, de sa poésie ("T'as c’qu’il faut", un bijou d’orfèvrerie littéraire érotique), de sa sensibilité ("Le jardin de papa") en hommage à son père toujours coincé quelque part dans son coeur… (‘fallait me voir chialer tout seul dans ma voiture… faut dire que le mien est parti en décembre dernier et qu’il aimait aussi jardiner… ça aide…), son engagement à chaud selon l'actualité ("Je suis humain", "Colonie 6", "Migrants"…), son humour

("Cuisine politique"… encore un jeu de mot hilarant en point d’orgue…). Éric trace sa route, sans rien demander à personne. Dans la construction de ses chansons, tel un tailleur de pierres méticuleux, il cisèle ses mots, les façonne, les emboîte avec finesse, avec justesse et le mur s'élève si haut... Et le bougre, son mur est d'aplomb !
Sur le plan musical, on reste dans son univers. Dès la première chanson, on retrouve sa voix chaude et mélodieuse, ambiance "comme à la maison". Quelques constructions mélodiques rappellent « T’étais pas né » dans « Hôtel Richelieu », et « Une ville de l’Est » est dans la droite ligne de « Mr Boulot » pour la couleur locale. J’adore ses arrangements qui confortent également l’idée qu'il sait s’entourer des meilleurs musiciens. Courez vite acheter cet album, c'est un nouveau monument !

Merci pour ce moment, Éric. Je suis fan.

Samedi 29 octobre 2016
Quelle fébrilité avant la première séance de dédicaces d'un nouveau roman ! À chaque fois, je retrouve mes lecteurs devenus fans, et je suis toujours ébahi, et heureux, lorsqu'ils se déplacent et me demandent encore une fois une dédicace. C'est là que s'envole le petit dernier... C'est là qu'il va vivre sa vie de livre, comme un grand. Il ne m'appartient plus. Chaque lecteur va se l'approprier, se construire ses propres images à partir de mes mots et c'est bien là le miracle de la littérature.
Pour "
Page blanche pour roman noir", ce sera le samedi 5 novembre 2016 de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 17h00 au centre Leclerc de Bar-le-Duc. D'aucuns diront qu'une "vraie" librairie serait plus appropriée. Sauf que quand certaines librairies se complaisent plus dans l'élitisme que dans les productions locales, il n'y a pas photo. La responsable du volet culturel de Leclerc est devenue une partenaire incontournable pour moi, et tant que j'écrirai, elle aura toujours le privilège des premières dédicaces de mes nouveaux romans. Même si d'aventures j'étais un jour reconnu ! C'est dit et c'est écrit !
Alors je vous donne rendez-vous samedi prochain... À bientôt !
Vendredi 7 octobre 2016

Et voilà, mon neuvième roman que je vous annonçais le 12 août vient d'être publié ! Un moment très bizarre, fait de sentiments contradictoires : la gestation opposée à la naissance, la conception intérieure personnelle à l'offre publique, le façonnage du moule en plâtre du récit à l'oeuvre littéraire définitive. L'allusion à la maternité associée à la sculpture n'est pas le fruit du hasard. C'est un art à part entière. Quand une mère voit son enfant quitter le foyer, elle l'espère suffisamment armé pour affronter seul le monde. En tout cas, à ce moment-là, elle sait qu'il lui échappe. Il ne lui appartient plus. Il vole de ses propres ailes. Les autres jugeront s'il a été bien éduqué. Et la mère se demandera toujours ce que les autres en pensent. 
Il en est de même pour un auteur. Il espère avoir fait ce qu'il fallait pour que les lecteurs apprécient son roman.
D'ailleurs, ne considère-t-il pas son travail achevé comme son bébé ?
Bon, allez, je tourne la page ! Il y a encore du monde à la maison. Encore un enfant en gestation ! Encore un bébé à naître, à élever. Et lui aussi, un jour, partira...
Mais d'ici là, il y a tellement de bons moments à vivre...

Mercredi 28 septembre 2016
Voilà un mois que je vous ai abandonnés, enfin, pas complètement. J'ai pensé à vous parfois pendant que s'organisait l'intrigue de mon roman sur mon vélo. Les personnages ont pris de l'envergure, les décors commencent à se planter dans ma tête. Une de mes héroïnes est étudiante aux Beaux-Arts. Et ça, c'est une formation que je n'ai pas suivie ! Par souci d'authenticité, ni une ni deux, ce matin, par mail, le romancier que je suis a sollicité du directeur de l'École Nationale Supérieure d'Arts et de design de Nancy l'autorisation d'une demi-journée d'observation au sein de l'école qu'il dirige. Il n'a fallu qu'une heure trente pour avoir la réponse : j'ai son accord pour une visite en novembre avec rencontre d'enseignants dans les domaines qui m'intéressent.
C'est en amont de l'écriture, et c'est une étape indispensable dans la préparation du statut de mon personnage. Nul doute qu'il y aura d'autres recherches, d'autres enquêtes, d'autres séquences d'observation dans d'autres secteurs...
C'est à cette condition que mon roman sera crédible. À bientôt !
Samedi 27 août 2016

Bon, là, je vais devoir faire un break. Non pas que je ne sache plus quoi dire, mais comme je vous l’ai annoncé dernièrement, je m’engouffre dans mon idée, je suis sur mon squelette. Le personnage prend de l’ampleur. Les adjuvants naissent les uns après les autres. Le fil conducteur se tisse. J’invente des passés. Je crée des psychologies. J’imbrique des éléments. Je fais naître des traumatismes qui seront les racines de psychoses dans mon roman… Hou là, je sens que ça fourmille ! L’enthousiasme déborde. J’ai envie d’imaginer… Non, j’imagine… Je me surprends moi-même… Je suis à l’écoute de moi… De mon inconscient…
Et sincèrement, quand on en est à ce stade, on n’a plus envie d’écrire autre chose que la trame du projet. Plus envie de se disperser dans la théorie. On est la théorie. On baigne dedans. On s’enivre de flux imaginaires.
Alors, ne m’en voulez pas ! Je vous quitte pour quelque temps. Le temps d’asseoir les bonnes fondations de ce qui va occuper ma vie pendant un an.
Mais promis, je reviens bientôt. Pour vous donner des nouvelles. Pour faire le point sur ce roman à venir. Oh, pas pour en dévoiler l’essence ! Pas pour en déflorer l’intrigue ! Non. Juste faire le point sur le cheminement d’un auteur dans sa créativité… À bientôt !

Vendredi 26 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 10 et fin)
Voilà, je suis parvenu au bout de mon propos. Certes, il reste encore des tas de choses à aborder, des éléments de compréhension à développer. Celui qui veut se lancer dans l’écriture d’un roman a déjà ce qu’il faut entre les mains pour réfléchir. Mais je reviens juste deux secondes sur la partie 2 que j’ai développée le 18 août. À mon sens, c’est là que se trouve le socle, la racine. Avoir la bonne idée.
Si, pendant dix jours, j’ai écrit ces pensées qui m’ont traversé l’esprit, c’était pour me permettre de faire le point avec moi-même. Être sûr d’être dans les clous. Lorsque j’ai commencé à développer mes théories sur l’écriture d’un roman, pour le mien, le roman suivant, le fameux dixième dont je vous ai parlé le 17 août, j’ai eu six idées différentes et aucune ne me satisfaisait. Vous vous souvenez ?
Eh bien, le fait de mettre à plat le processus d’écriture a permis à mon inconscient de s’accrocher à l’une d’elles, de se l’approprier, de l’étoffer. Et à l’heure où je vous parle, l’idée est là. Je sais que c’est la bonne parce qu’elle me remplit d’enthousiasme. Et surtout parce que le fait d’y penser fait jaillir des fibres que je vais tresser méthodiquement, reconstituer la ficelle qui deviendra mon fil conducteur (partie 2). Je vais projeter cette idée sur mon écran intérieur (partie 3), me lancer dans une réflexion constructive qui me permettra d’élaborer le squelette (partie 4). Je vais me laisser phagocyter par mon personnage, le laisser prendre possession de mon corps et de mon esprit et prendre le pouvoir (parties 5 et 6).
Lorsque j’aurai cerné le contenu de mes chapitres, que j’aurai semé le parcours d’obstacles, de nœuds inextricables (partie 7), de situations dramatiques et entrevu la chute et le dénouement, alors l’architecture sera en place. Je laisserai mûrir l’histoire, comme un fruit, au soleil de mon imagination.
Et lorsqu’il sera à point, alors seulement là, je commencerai à écrire.

Jeudi 25 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 9)
Et vient le jour où s’écrit le dernier chapitre. Où la boucle est bouclée. L’histoire se termine sous les derniers élans de créativité de l’auteur qui, à ce stade, n’a fait que suivre le chemin qu’il a tracé : le fil conducteur. Maintes fois remaniée, l’intrigue touche aux résolutions de l’énigme, du suspense. C’est la chute. L’apothéose.
Et pourtant, tout ne fait que commencer pour l’auteur : les relectures, les modifications, les réécritures. C’est l’heure des grands bouleversements. Le moment d’une réflexion sur la pertinence de ses choix. C’est l’apogée des doutes. Il n’a plus aucune certitude sur ses capacités, son art, son talent. Il doit prendre du recul. Faire un break. Pour mieux se replonger dans l’histoire, en appréhender les ressorts et vérifier que son personnage tient la route. S’il s’aperçoit qu’il a pris de la consistance pendant la grande séparation, c’est qu’elle était salutaire. Alors le personnage est prêt à voler de ses propres ailes dans des péripéties qui seront happées par le lecteur.
Jusqu’à ce qu’il échappe complètement à l’auteur, qu’il ne lui appartienne plus. Jusqu’à ce que le roman lui ait totalement glissé entre les doigts, entre les lignes, entre les pages, et que d’autres se le soient approprié.
Demain, je bouclerai ce thème avec une dixième et dernière partie et je vous expliquerai pourquoi il était important que je vous en exprime le contenu.

Mercredi 24 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 8)
En cours d’écriture, à force de vivre avec son personnage, de l’accompagner dans ses aventures, de lui faire affronter son destin, de le faire réagir, de le faire agir, de le faire s’émouvoir, rire, pleurer, l’auteur s’identifie à lui. Il est habité par son personnage. À tel point que son inconscient va travailler pour lui. Le dicton populaire dit que la nuit porte conseil. Pendant son sommeil, l’esprit de l'auteur crée, combine, articule son roman. Plus que cela, il anticipe ce qui doit être écrit le lendemain. Il peut arriver à l'auteur de se réveiller à cause de ses rêves. Il n’est plus sûr s’il a rêvé ce qu’il a écrit ou ce qu’il devra écrire. Alors il se relève. Allume son ordinateur. Ouvre le fichier de son manuscrit en cours. Vérifie. Une fois sur deux, son inconscient lui a soufflé la suite.
Et si l’auteur est habité à ce point par son personnage, emporté par le fil conducteur de son récit au point que l’inconscient réagisse de la sorte, il est une autre certitude : pour l’auteur, c’est un état permanent, constant. Pas seulement la nuit, toute la journée. Tous les jours. Personne ne peut y échapper. Pendant les repas, pendant les promenades, les trajets en voiture, les balades à vélo... Et si, avec tout cela, il frise l’euphorie et un enthousiasme débordant, j’avoue que c’est un cauchemar pour ceux qui partagent leur quotidien.
Que mon épouse trouve dans ces mots l’expression de mes excuses sincères !

Mardi 23 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 7)
Si le personnage doit atteindre son objectif coûte que coûte, c’est son destin. C’est un combat ultime qui lui permettra de résoudre tous les problèmes qui se sont dressés devant lui. Le lecteur le soutiendra, aura envie qu’il réussisse, qu’il sorte victorieux.
Pour en arriver là, il a fallu que l’auteur mène aussi son propre combat : dresser les bons obstacles, l’aider à les contourner en toute cohérence, lui faire rencontrer des adjuvants, ces autres personnages qui vont l’aider dans sa quête, ou au contraire qui vont le contrarier, lui tendre des pièges. C’est un combat pour l’auteur. Un combat contre le réalisme, contre l’authenticité. Un combat contre la logique. Un combat contre ses propres démons. Jusqu’où pourra-t-il ne pas partager ses propres certitudes, ses propres sentiments, ses propres jugements, ses propres pulsions ?
Voilà le vrai défi de l’auteur : faire réfléchir son personnage sans déteindre sur lui, le faire avancer sans tomber avec lui, être suffisamment proche de lui sans jamais être lui. La barrière est fragile. L’auteur est un dieu ; il insuffle la vie à son personnage, lui donne une âme, au risque de se fondre en lui, de rêver de lui, d’être lui.
Demain, je vous parlerai de la force de l’inconscient et de l’influence des rêves.

Lundi 22 août 2016
Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 6)

Quoi ? Les personnages prennent le pouvoir ? C’est une révolution ? Non, pas du tout. Nous avons vu que l’auteur devait inventer le passé de ses personnages, leur caractère, leur tempérament. Et s’il l’a fait correctement, s’il a posé les bonnes pierres, s’il a ancré les bonnes racines, il va s’apercevoir que ses choix narratifs ne collent pas toujours à la personnalité de ses héros. Si l’auteur dit que les personnages les refusent, il provoque une incompréhension légitime. Comment ? Mais c’est toi qui les crées, c’est toi qui les inventes, c’est toi qui dessines leur destin, non ? Oui, c’est vrai. Mais si le passé des personnages, leur caractère, leur tempérament ont bien été travaillés en amont, alors l’auteur peut se rendre compte parfois que ses propres choix narratifs, bien souvent son fil conducteur, ne sont pas compatibles avec le « mental » de son (ses) héros. Il lui faudra alors réajuster le tir, voire modifier en profondeur son intrigue, pour une meilleure cohérence avec sa (leur) façon d’être, de penser, d’agir, d’atteindre son (leur) objectif. Et le secret est bien là : un personnage a toujours un objectif à atteindre, quels que soient les nœuds, les obstacles. C’est son combat.
Je vous parlerai demain de ce combat et en même temps, de celui de l’auteur.

Dimanche 21 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 5)
Comme je le précisais hier, le squelette est l’ossature de l’histoire. C’est déjà un premier « chapitrage ». Le scénario est composé de scènes, le roman de chapitres. Dans chacun d’entre eux, l’auteur va imaginer ce qui se passe, ce que le lecteur apprend. Il va donner vie au(x) personnage(s), le(s) mettre déjà en situation. Une chronologie certes imparfaite va se mettre en place. Certains chapitres seront vides, d’autres fourmilleront d’indices, de détails. D’autres encore seront si denses qu’ils nécessiteront d’être scindés en plusieurs parties, multipliant de ce fait le nombre de chapitres.
Le squelette ainsi va prendre forme. C’est la visualisation imparfaite de l’histoire. L’auteur doit garder à l’esprit qu’en cours d’écriture, de rédaction littéraire du roman naîtront des chapitres. Parce que d’autres idées vont surgir et qu’à certains moments, ce sont les personnages qui prendront le pouvoir et provoqueront des modifications nécessaires au plan envisagé par l’auteur.
Demain, je développerai cette dernière petite phrase qui ne manque pas de susciter bien des interrogations.

Samedi 20 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 4)
Gardons ce terme symbolique de squelette ! Il exprime parfaitement ce qui deviendra l’ossature de l’histoire. Lorsque l’auteur parvient à cette phase de travail, il a jeté sur le papier (c’est une image, le papier est virtuel…) toutes les notes en vrac au fur et à mesure que les fibres se rejoignent (souvenez-vous des fibres qu’il triture dans tous les sens jusqu’à former la tresse qui devient le fil conducteur – cf. 18/08).
Toutes ces notes, ces fibres, sont apparues au gré de l’imagination de l’auteur lorsque, bien sûr, il fait l’effort de se laisser porter par le flux généré par son idée de base et le fil conducteur de son histoire. Il pense. Il crée déjà. Il est habité par son embryon. Le(s) personnage(s) commence(nt) à prendre corps au milieu de ses réflexions anarchiques. (Pour moi, cela se passe pendant mes circuits à vélo).
Lorsque les notes deviennent suffisamment pertinentes, il est temps de se lancer dans l’esquisse du squelette.

Vendredi 19 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 3)
L’idée est là, l’histoire va se mettre en place petit à petit. Oh ! Le temps de l’écriture n’est pas encore venu… D’abord, l’idée sera projetée  sur un écran intérieur, un flash interne où sera visualisé le spectre d’une intrigue à la vitesse de l’éclair. Là, il faut un choc dans la poitrine. Une émotion spontanée. Le coup de cœur. Le signal qui va authentifier le récit à venir. De la même façon que l’auteur a su qu’il avait la bonne idée, il sait que son histoire est sur les rails. Il l’a vue. Il l’a ressentie. Il a même aperçu une ombre : le personnage, le héros. À partir de cet instant, il va commencer à lui façonner corps et âme.
Le personnage est un prolongement de l’auteur. Une projection de sa chair, de son esprit. Et en même temps, c’est une entité à part entière, parce qu’il va devoir voler de ses propres ailes, dans un univers taillé pour son destin qu’il va devoir affronter de toutes ses forces.
C’est ici que commence un travail préliminaire indispensable : l’identité du personnage, son caractère, son passé, sa situation sociale et professionnelle, ses succès, ses échecs, son tempérament. Avec une conviction inébranlable pour l’auteur : quand l’histoire commence, à la première page du roman, le personnage a tout un vécu. C’est ce qui guidera ses choix dans l’aventure qui ne fait que commencer.
Alors il est temps de l’impliquer dans une nouvelle phase de travail : la mise en place d’une architecture qu’au cinéma on appelle le squelette.

Jeudi 18 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 2)
D’abord, cette histoire elle doit plaire à l’auteur. Il doit l’écrire comme s’il la lisait lui-même. En effet, comment accrocher le lecteur si l’auteur ne l’est pas ? Donc cette histoire doit être comme un livre. Il doit y pénétrer comme le lecteur s'y engouffrera. Et lorsqu’il s’arrête d’écrire, il doit être habité par la narration, par une envie dévorante de reprendre l’écriture de l’histoire, comme le lecteur sera impatient d'en reprendre la lecture. C’est un point indispensable.
Mais lorsqu’il en est à cette étape, c’est qu’il a trouvé l’intrigue. Alors ?... Comment naît l’histoire ?
Il y a d’abord l’idée. L’idée n’est pas l’histoire. Ce n’est qu’un bout de la ficelle qui va s’effilocher à force d’être manipulé, trituré dans tous les sens et il va falloir en tresser chaque fibre, chaque brin. Plus la tresse se constitue, plus la ficelle devient solide. Il faut la visualiser dans son esprit posée à plat et orientée vers l’avenir. Il faut l’imaginer avec des boucles, des contours et des noeuds, puis l’étirer pour qu’elle devienne la plus longue possible. Et un jour, il y a un déclic. Identifiable. Le bout de ficelle est devenu le fil conducteur ! Il est reconnaissable entre tous. Il devient la mèche qui fait exploser l’enthousiasme. De ce jour, l’auteur fébrile va baigner dans l’euphorie, une forme d’allégresse reconnaissable : l’ivresse du mot, le vertige de l’écriture.
Ce sont des signes qui ne trompent pas. Ce jour-là naît une certitude qui ne lâchera jamais l’auteur : c’était la bonne idée !

Mercredi 17 août 2016

Comment naissent une histoire, un personnage ? (Partie 1)
À vrai dire, les racines sont multiples. L’actualité est un terrain favorable, mais pas seulement. Et puis dans l’actualité, tout n’est pas forcément propice. Je n’ai pas envie de situer mes intrigues dans les attentats récents. Pas envie de parler de terrorisme.
Trouver la bonne histoire, la bonne intrigue, celle qui va accrocher le lecteur, ça se pense. Ça se réfléchit. Ça se travaille.
Au départ, je me laisse porter par l’imagination. Je laisse venir à moi les pistes. Je regarde autour de moi. J’écoute. En quatre mois, depuis la fin d’écriture de Page blanche pour roman noir, j’ai extirpé de mon imaginaire six pistes différentes. Je les ai creusées. Une à une. Sur mon vélo pendant mes balades matinales. Mais à ce jour, rien n’a émergé du lot.
Les personnages, pour chacune des pistes, n’ont pas réussi à me convaincre de l’intérêt qu’ils pouvaient susciter dans mon histoire.
Je n’ai plus qu’à enfourcher à nouveau ma bécane…

Mardi 16 août 2016

Quelle est la différence entre un auteur connu et un auteur non reconnu ?
Le premier est riche, le second végète ? L’un est en tête de gondole, on se gondole devant la tête du second ? L’auteur connu est sur un piédestal, l’auteur inconnu croit y être ? Le prochain roman du premier est attendu, celui du second sera noyé dans la masse des productions littéraires ? Tout cela est sûrement vrai, mais est-ce cela qui est important ?
Quel est leur point commun ?
Tous les deux sont touchés par le virus de l’écriture !
Alors ? Les phrases, les mots de l’auteur non connu sont-ils plus fades ? L’histoire est-elle moins accrocheuse ? L’intrigue moins bien ficelée ? Le style moins travaillé ? L’auteur est-il un piètre écrivaillon finalement ?
Toutes ces questions alimentent les doutes dont je parlais hier, et ne sont jamais loin de faire vaciller ce piédestal sur lequel l’auteur non connu croit être juché. Il est toujours sur le fil du rasoir. La chute de la motivation peut survenir à tout moment et c’est à sa force mentale que l’on reconnaît celui qui parviendra à se relever. Mais n’en est-il pas ainsi de tout être humain anéanti par les obstacles successifs ?

Alors demain ?
Mes neuf romans, plus que jamais, porteront sur les fonts baptismaux le dixième à venir. Alors j’avance. Depuis quatre mois, je suis dans une phase de recherches de pistes… Demain, je vous expliquerai comment naissent une histoire, un personnage…

Lundi 15 août 2016

Page blanche pour roman noir est mon neuvième roman. Comme annoncé ces derniers jours, il ne sera publié qu'en octobre/novembre. Le principe même d'une publication commence, avec les BAT (bons à tirer), son lot de relectures, d'ultimes corrections, de modifications, d'hésitations... Mon accord donné, il n'y aura plus de marche arrière possible. Le bébé sera donné en pâture aux lecteurs, il ne m'appartiendra plus (soupir...).
Bon, on n'en est pas encore là... Il est temps de me lancer dans les réflexions pour le suivant... le DIXIÈME ! Celui-là est important. Un petit plus par rapport aux autres. Il marque une étape. Quand on écrit le premier, on se dit que la tâche est insurmontable, le travail d'écriture colossal. Et puis on parvient au bout. Malgré tout. Et là, on se dit qu'on n'est pas prêt de recommencer... Et pourtant, on recommence ! Parce que sans s'en apercevoir, on a chopé le virus... Il prolifère en nous à notre insu... Alors le dixième roman m'amène à me poser la question : faut-il enfin que je me soigne, ou est-ce que je me laisse dévorer sciemment par la bête ? 
J'ai la réponse : je mourrai avec, mais ce n'est pas elle qui me tuera. Avec la certitude que le chemin sur lequel je m'engage sera de plus en plus parsemé de doutes... Mais là, c'est une autre histoire !

Dimanche 14 août 2016

Allez, dernier petit cadeau avant la publication en octobre ou novembre... la couverture de "Page blanche pour roman noir". Cliquez là09 page blanche
Bon, après cela, il faudra attendre... Mais c'est dans l'attente et l'impatience que le plaisir prend ses racines... en amour comme en littérature !

Samedi 13 août 2016

Je vous l'ai promise hier, alors voici la quatrième de couverture de mon prochain roman "Page blanche pour roman noir" :

  —Mais pourquoi parlez-vous d’angoisse ?
  —N’avez-vous jamais été confronté à celle de la page blanche ?
  —La page blanche ?
  —Oui. Le trou. Le vide. L’absence d’idées. L’abîme sidéral et sidérant du néant. Le désert de copie. L’imagination fossilisée dans les strates de la vacuité. Rien. Le noir total de la page blanche, mon ami.
  
—Jusqu’à présent, non, pas vraiment…
  
Ne vous inquiétez pas ! Ça viendra…

Et pour Victor, ça arrive sans qu’il s’y attende, alors qu’il vient de rencontrer la femme de sa vie…
Et si, pour retrouver l’inspiration, il devait se mettre dans la peau d’un assassin ?
Ou peut-être devenir assassin lui-même ? 

***

Une intrigue pleine de suspense au cœur du milieu littéraire, où se croisent manipulateurs et manipulés, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Vendredi 12 août 2016
Voilà, c'est officiel ! Mon prochain roman est en cours d'édition. Je peux vous en dévoiler le titre :
"Page blanche pour roman noir".
Pas de fantastique dans cette histoire, mais comme l'indique le titre, un roman noir à l'intrigue étrange et pleine de suspense. En principe, il sera publié fin octobre/début novembre. Eh oui, il faudra attendre encore un peu...
Bon, allez, pour vous faire patienter, demain, je vous fais un cadeau : la quatrième de couverture !
 

Commentaires (1)

MONCEY Brigitte
  • 1. MONCEY Brigitte | 18/08/2016
Je prends enfin le temps de lire tes "news" et je les trouve très intéressantes.
Elles permettent aux lecteurs et même aux auteurs de comprendre la complexité de la tâche.
Se mettre à écrire, un rêve de beaucoup de personnes. Rêve qui nous travaille, qui nous empêche de dormir.
On cherche, on se documente, on fouille au plus profond de soi...
On balbutie, on tergiverse, puis on se lance sans connaître d'avance le résultat.
Finalement, l'écriture est une grande aventure. Une passion pas toujours assouvie et comme dans toutes les passions, on souffre, on pleure, on hurle, on sourit, on rit.
On en sort changé(e), on ne peut plus revenir en arrière, on peut simplement s'arrêter sur le bord du chemin pour mieux reprendre la "plume" quand l'orage est passé.
Merci Patrick.

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